' Je t'aime tout simplement '
Je ne t'ai pas porté durant des mois
A te parler et te chanter du Lara
A avoir des envies au milieu de la nuit
A boire des litres pour les échographies
A vibrer au premier coup de pieds
A prendre des kilos à chaque cuillérée
Je t'ai pas senti dans mes bras
J'ai pas vu tes premiers pas
Je ne t'ai pas couvé, et veillé
A te regarder, et t'écouter respirer
A guetter et espérer le premier sourire
A flipper et penser toujours au pire
Pour ton entrée à l'école, je n'étais pas là
Pour te dire c'est rien ne t'inquiète pas
La première dent, le premier mot
Le premier Noël, le premier vélo
Le premier amour d'adolescent,
Et les premiers tourments de Maman
Mais tu es là aujourd'hui, je t'ai trouvé
Je suis devenue ta Maman pour enfin t'aimer
T'aimer comme tu l'as toujours voulu
Et rattraper tout ce temps perdu
On a pas le même sang, mais le même cœur
Je suis là maintenant et tu n'auras plus peur
Laisse moi te gâter, t'aimer et te choyer
T'apporter tout ce qu'une Maman peut donner
Ton sourire, et ta joie suffisent à mon bonheur
J'ai fais des promesses, j'espère être à la hauteur
Je t'aime tout simplement……..
Je suis ( réécriture)
Face à tes différences
Aux silences et à tes peurs
Face aux doutes, aux violences
A ton passé, à tes malheurs
Face à ton je t'aime sur tes levres,
Et ton désir de donner tout
J'ai enfin le feu et la sève
Pour pouvoir tenir debout
Je suis la femme je suis ta mère
Fertile et fière
Je suis ta flamme et ta maman
Je suis le ventre je suis ta mère
La source claire de ta vie
Depuis la nuit des temps
Face au temps qui passe
Face à l'ombre qui t'attend
A l'injustice rapace
Qui plane au dessus de mon enfant
Je suis prête à me battre
Au-delà de la douleur
A déplacer des montagnes
A défier le mal et le malheur
Je suis la femme je suis ta mère
Fertile et fière
Je suis ta flamme et ta maman
Je suis le ventre je suis ta mère
La source claire de ta vie
Depuis la nuit des temps
Donner, te donner, tout donner
Du rire aux larmes, courir et t'offrir
C'est un combat
Brûler, me brûler de passion
Jusqu'à toucher le fond
Jusqu'à mourir d'aimer
Je suis la femme je suis ta mère
Fertile et fière
Je suis ta flamme et ta maman
Je suis ta mère où tout commence
La différence
Je suis l'amour contre la mort
Je suis le rempart de ton enfance
C'est pout que vive la vie
Que mon coeur bat encore.
Réécriture de Je me souviens
Des collines, des pinèdes sous un ciel bleu azur
Des pins et des champs d’oliviers aux fruits bien murs
Des mimosas aux perles jaunes des plus pures
Je n’oublie rien de rien,
Je me souviens
Des odeurs de garigues que le mistral emmène
Vers les cascades et les torrents qui se démènent
Le p’tit café sur la terrasse près de la fontaine
Je n’oublie rien de rien,
Je me souviens
J’aime tes couleurs, ton cœur, et ta fierté
Tu es la seule terre où
Mon âme s’est envolée
Un accent qui chante aux reflets ensoleillés
Des expressions que personne ne peut oublier
Une manière inimitable de parler
Je n’oublie rien de rien,
Je me souviens
J’aime tes peucheurs, tes déguns, tes fadas
Tu es cette ville,
Que j’ai un jour quittée
J’aime tes couleurs, ton cœur, et ta fierté
Tu es cette ville
Que j’ai un jour pleurée
Des paysages bleus lavande et parfumés
La mer, le Garlaban au milieu des rochers
Des pins et des calanques qui nous font rêver
Je n’oublie rien de rien
Et je reviens
Voici un slam que mon coeur à récemment écrit face à la détresse de sa maladie
C’était en été au mois d’Aout 2004
De simples tests pour une allergie
Quelques semaines après j’ai pris la claque
Vous avez la une sacré maladie
C’est quoi ce truc mais qu’est ce que j’ai
J’peux pas vous dire encore il faut des examens
On y comprends rien, difficile de vous expliquer
Il faut qu’on analyse réponse au RDV prochain
L’attente est longue et l’angoisse monte
Que vont-ils trouver c’est quoi cette maladie
Vont bien diagnotiquer quelque chose tout ces pontes
C’est pas possible juste au moment ou la vie me sourit
J’ai bien quelques trucs comme ce Raynaud
Qui me torture les doigts quand il fait froid
Un peu de fatigue, des douleurs quand il fait pas beau
Mais un mal qui me ronge, je me doutais pas
Ca y’est j’y suis dans le bureau glacial
On a un nom vous avez une sclérodermie
Auto immune, orpheline, pas de traitement, banal
Ce jour là j’ai fait connaissance avec la maladie
N’allez pas sur internet, pour voir ce que c’est
Surtout n’y allez pas, vous allez avoir peur
Que voulaient-ils que je fasse ces bodets
A part aller voir, pour comprendre leurs peurs
J’ai peur, je pleure, pourquoi moi ?
Est-ce que je suis la seule dans cette galère ?
Qu’est ce qu’il va m’arriver d’ici quelques mois ?
Je veux bien prier mais je connais pas les prières
Et puis sur les forums j’ai trouvé mes frères
Mes sœurs, mes amis, mes copains de souffrance
J’ai appris, j’ai vu, j’ai compris la manière
Comment ne pas se perdre dans cette errance
On souffrent, on a mal, on se rassurent ensemble
On rament dans le même sens, pour avancer
Le plus loin possible, tous on se rassemblent
Pour se battre, ne pas pleurer et ne pas craquer
On est là et on combat fort la maladie
On existent, regardez nous, dans les yeux
On ne se laissera pas faire, on dit merde à la sclérodermie
Ensemble et réunit pour combatte c’est mieux
Est-ce que les douleurs de moi auront raison ?
Est-ce que la fatigue gagnera et me terrassera ?
Vais-je devoir rester à la maison comme un con ?
Je vais avancer et seul l’avenir me le dira
Mais la sclérodermie ne gagnera pas sans que je me batte
Je lui mettrai les barrières, et tous les obstacles possible
Je lui ferai tout les pieds de nez ( rouges ) contre ses attaques
Je gagnerai peut être pas mais dans la vie rien n’est impossible
Lydie.